Parmi les quelque 61.000 élèves du fondamental au Grand-Duché, le retour en cours le 2️⃣2️⃣ avril prochain aura un goût amer. Fini le portable à sortir à la récréation. L’appareil devra disparaître totalement pendant leur journée passée à l’école, de la rentrée dans la cour à la sortie. Dur pour les accros au mobile, mais indispensable ont estimé Ministère de l’Éducation et députés en instaurant ce changement.

La motivation est claire : limiter les effets négatifs des écrans autant que des réseaux sociaux sur les enfants et jeunes. Et autour du ministre Claude Meisch, on rappelle que « les études scientifiques sont unanimes: une consommation digitale excessive entraîne des problèmes de santé mentale, de développement physique et une baisse des performances scolaires ». Mettre le hola ne sera donc pas de trop à l’issue de ces vacances de printemps.

Pour les plus jeunes écoliers, il a donc été décidé que le portable devait rester éteint dans le cartable pendant toute la journée. Y compris les pauses et lors des activités scolaires. Toutefois, « sous la surveillance de l’enseignant », l’emploi des téléphones ou tablettes connectées restera toutefois autorisée à des fins pédagogiques. Même tolérance pour répondre aux besoins médicaux de certains élèves, sur présentation d’un certificat médical, ou garçons et filles à besoins spécifiques. En dehors de cela, c’est off !

📲1 lycée = 1 règlement

En cas de non-respect, le smartphone pourra être retiré à l’élève. Au moins jusqu’à la fin de la journée scolaire. « En cas de manquement répété, les parents seront informés », prévient l’administration. Et comme si cela ne suffisait pas, il est prévu que ces mêmes règles s’appliquent aussi lorsque les enfants fréquenteront la Maison relais.

Pour les lycéens (+ de 12 ans environ), le calendrier et la fermeté seront tout autres. Ainsi, la « séparation physique » entre élèves et téléphone n’interviendra qu’à compter du 2️⃣ juin. C’est donc cette fois la fin des congés de Pentecôte qui marquera la “bascule”.

Il a été convenu que chacun des 40 lycées du Luxembourg élabore sa propre charte. Un texte qui définira notamment l’étendue des restrictions supplémentaires (pour certaines tranches d’âge, plages horaires ou zones spécifiques de l’établissement). Sachant que pour les 54.000 lycéen-ne-s, la règle de base sera l’absence totale de téléphone en cours.

Mais, conscient que la réforme sera difficile à avaler pour les adolescents, le ministère précise que, d’ici l’été, des précisions seront apportées sur les modalités mises en place par les lycées. Bip, bip,bip…

 

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