La Commission de surveillance du secteur financier n’a pas seulement pour but de vérifier que les établissements bancaires respectent bien la loi luxembourgeoise. La CSSF est aussi là pour veiller à ce qu’en matière de transactions, aucune escroquerie ne soit commise. Et en ce moment, ces avertisseurs virent régulièrement au rouge. En cause : la multiplication d’offres frauduleuses de crédit circulant sur les réseaux sociaux.

Ainsi, avec la Direction de la protection des consommateurs, la Commission vient de lancer une mise en garde. « Des escrocs créent des faux profils en usurpant l’identité de banques ou de professionnels du secteur financier afin de proposer des crédits à des conditions extrêmement avantageuses et sans contraintes financières. » Sauf qu’au final, aucune bonne affaire mais des comptes vidés !

La plupart du temps, les autorités luxembourgeoises ont remarqué que tout débutait par une annonce, un message publicitaire sur Facebook, WhatsApp, Instagram. Sous une fausse identité (celle d’une banque connue le plus souvent), les fraudeurs appâtent notamment via des messages postés dans les commentaires. Textes faisant miroiter des conditions de crédit inégalables.

Les banques sérieuses ne font pas ça…

Sitôt une possible cible répondant, les échanges se poursuivent par mail. Avec des adresses au profil tout à fait crédibles mais « non-professionnelles » (Gmail, Outlook, Hotmail, etc.). La 1ère phase d’approche consistera d’abord à demander des documents “administratifs” (identité, adresse, coordonnées bancaires…) puis d’exiger le paiement d’avance.

Des frais de dossier, d’assurance soit disant qui sont, en réalité, le début de l’arnaque. Mais il ne faut surtout pas céder, compris aux messages « insistants, voire agressifs ». Car si de l’argent est alors envoyé, il ne réapparaitra plus jamais…

L’astuce est grosse mais, visiblement, elle fonctionne. D’où le rappel de certains conseils, à commencer par toujours tenter de vérifier auprès de la banque ou de l’organisme de crédit cité si votre interlocuteur existe bien. En cas de doute, un formulaire de la CSSF est à disposition du grand public pour poser des questions ou signaler un procédé suspect.

Et puis, surtout, « les banques et professionnels sérieux ne démarchent pas activement via les réseaux sociaux », rappellent Commission de surveillance et Direction de la protection

Enfin, il ne faut surtout pas hésiter à bloquer et signaler les profils suspects aux plateformes concernées. Vous rendrez service à bien des utilisateurs trop candides et dans l’attente d’un crédit à la consommation…

Suivez aussi nos actualités sur Instagram