Depuis octobre dernier, et un débat public à la Chambre des députés, c’était silence. Non le Luxembourg n’entendait pas revenir sur sa décision de stopper le transit des frontaliers qui, chaque jour, venait perturber le quotidien des habitants du CR178. Une borne rétractable serait installée tôt ou tard entre Rédange (France) et Belvaux (Luxembourg). Un équipement ne permettant la circulation d’un pays à l’autre qu’aux seuls moyens de transports public, piétons, cyclistes et véhicules de secours !

Un choix ferme, inhabituel pour un Grand-Duché tant attaché à la libre circulation mais rendu nécessaire face aux inconvénients créés par ce trafic routier XXL dans des rues plutôt taille S… Cinq mois plus tard, Yuriko Backes persiste dans cette voie. Et la ministre d’annoncer vouloir suivre le programme élaboré par le GECT Alzette-Belval, Groupement de coopération comptant des rangs 5 communes luxembourgeoise et 8 voisines françaises.

Ainsi, proposition a été faite de programmer un plan d’action en 3 phases. Plus de 6 mois pour mesurer comment la circulation réagit au “blocage” permanent. Et voici le timing envisagé

🔢1ère phase (1 mois)

Des comptages de trafic sont alors réalisés à la frontière sur la CR178 et en 4 points côté France. Les appareils devraient ainsi se positionner sur la D326 (au nord de la Route d’Hussigny), à la sortie de la Rue de la Côte vers la D326, aux deux ronds-points de la D616 (Micheville et Deutsch-Oth).

La ministre souhaite même ajouter deux points de mesure supplémentaires, côté Grand-Duché cette fois. Les points retenus seront la Rue de l’Usine à Pétange et la Rue de Belval à Esch-sur-Alzette.

La mesure permettra d’ « objectiver le flux actuel », assure Yuriko Backes.

🚦2ème phase (3 mois)

Installation de feux de chantier à Rédange (Rue de la Côte). L’idée est de rendre le passage des voitures vers ou depuis Sanem et la Moselle « moins attractif ». Le comptage aux points cités plus haut continuera pour déjà « mesurer l’impact de cette mesure sur le réseau routier environnant ».

➡️3ème phase

Les feux seront éteints et des comptages seront réalisés. Cette fois, pour savoir « si le trafic initial reprend son cours ou si le trafic de transit s’est durablement adapté au nouvel itinéraire ». Un test dont la ministre ne précise pas la durée.

Par contre, une certitude : le financement de toute cette opération sera bien pris en charge à, 50% par le Luxembourg. En fait, la ministre n’attend plus que le “go” du GECT et le choix du prestataire chargé des mesures de passage pour passer à la 1ère phase. Date ? Suspense encore…

Audun-le-Tiche passe à 30

Depuis le 1er avril, la vitesse de circulation autorisée dans les rues de la commune frontalière a été réduit à 30 km/h et cela partout. Si, par cette mesure, les élus souhaitent faire chuter le risque d’accidents et diminuer la pollution, cette limitation a aussi pour but de décourager les plus pressés de traverser la commune. Soit le matin pour aller au travail au Grand-Duché, soit le soir quand ils rentrent!

 

 En rubrique TRAFIC,
suivez l’état de la circulation