Entraîner le cerveau, c’est réussir à l’école
Publié
par
Yves Greis
le 26/02/2025 à 06:02
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Pour de nombreux élèves, les vacances de carnaval ont marqué le milieu de l’année scolaire. Un repos qui a fait du bien aux uns, mais aussi stresser certains jeunes et leur famille. Et si les mauvais résultats engrangés depuis la rentrée de septembre allaient se poursuivre jusqu’à fin juin… et donc compromettre le passage en classe supérieure ou l’acquisition d’un diplôme ? « Il n’est jamais trop tard pour bien faire », rassure Adriana Chindamo. Directrice de Reussit’School, elle en a déjà rattrapés des “cas désespérés” qui se sont transformés en “bons élèves”.
La solution, selon elle, pourrait tenir en une phrase : « Apprendre aux élèves à apprendre ». C’est simple finalement la réussite scolaire… « Les parents doivent être un coach pour leurs enfants », explique la responsable. Pères ou/et mères doivent encourager positivement leur progéniture à travailler, faire des efforts réguliers et, surtout, les aider à apprendre par eux-mêmes.
Adriana Chindamo est ainsi convaincu que la “méthode du maillet” ne donne pas de bons résultats souhaités. Il s’agirait plutôt de « pousser les enfants vers l’autonomie ». Et cela quel que soit leur âge, et y compris en dehors du cadre scolaire.
Métaphores sportives
Comment faire passer le message ? Pour la responsable de cours de soutien, rien de tel que la comparaison avec un match de foot. L’épreuve ne se gagne pas juste sur le terrain le week-end où elle se joue mais bien grâce aux entraînements avant. « Il faut expliquer aux écoliers, collégiens, lycéens qui peinent dans leurs études qu’ils doivent garder à l’esprit la date de leurs examens et s’y préparer suffisamment longtemps à l’avance. Cela revient à s’entraîner régulièrement… »
Et si le propos est simple, il est parfois délicat pour les familles de le diffuser. Faute de temps le plus souvent. Parfois en raison de lacunes en langues ou dans une discipline où les parents pensent ne pas pouvoir accompagner et aider leur fille ou leur garçons. Dans ce cas, le recours à des organismes de soutien extérieur et des pédagogues trouve tout son sens.
Au Luxembourg, le système scolaire luxembourgeois prévoit un certain nombre de mécanismes pour aider les élèves ayant de mauvais résultats. En premier lieu, il y a des cours de soutien à l’école même. L’enseignant repère les difficultés et le régent doit alors prendre contact avec les familles pour en parler. Ensuite, l’enfant peut bénéficier d’un accompagnement scolaire proposé par l’école (parfois même obligatoire).
« Nous disons toujours aux enfants de suivre les cours de soutien dans leur établissement. C’est une priorité, assure la directrice de Reussit’School. « Ces leçons sont très bien faites et donnés par les enseignants et les régents eux-mêmes. ». Ce n’est qu’ensuite que les élèves et les parents devraient envisager de prendre des cours particuliers privés.
Consolider les bases
Souvent, ce sont même les enseignants qui encouragent les élèves à se rapprocher d’un organisme extérieur, explique Adriana Chindamo. Et il n’est pas rare que les professeurs collaborent avec pour déterminer quelle aide est appropriée à l’élève et quelle matière il doit rattraper.
À Reussit’School comme chez les concurrents, on se fait alors fort de consolider les bases, redonner confiance, préparer aux examens éventuellement. Et ainsi que, même fin février, une année scolaire peut être sauvée. Quatre mois avec la bonne pédagogie peuvent faire des miracles !
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