Comme un mauvais pressentiment… Ou en tous cas, la volonté d’éviter une sortie de route sociale. À peine, l’expérimentation de la voiture autonome autorisée au Grand-Duché que le LCGB se met en travers de la route. Tout du moins, il veut alerter sur le devenir des salariés du secteur des transports au pays ! Avec ce leitmotiv : « L’innovation ne doit pas être synonyme de suppressions d’emplois ».

Au-delà des tests des 3 véhicules Pony.ai, le syndicat redoute qu’au final les chauffeurs professionnels fassent les frais de ce qui reste toutefois qualifiée d’ « opportunité pour la mobilité ». Si l’IA prend le volant, les métiers de conducteurs routiers, livreurs, chauffeurs de taxi ou de bus auraient ainsi du souci à se faire pour leur devenir. Aussi, estime le syndicat, « dès aujourd’hui, il est essentiel de mettre en place des mesures pour protéger les emplois ».

La mise en place de programmes de formation et de reconversion irait dans cette voie. Tout comme le LCGB plaide pour que le Grand-Duché se penche rapidement sur une réglementation encadrant l’usage des véhicules autonomes. Que ce soit sur l’aspect sécurité des usagers, responsabilité en cas d’accident ou normes éthiques liées à l’emploi de ces technologies.

Pour le LCGB, le gouvernement serait bien inspiré en ouvrant « un dialogue social constructif » sur cette transition technologique avec les entreprises impliquées et les syndicats.  Pas certain que ces discussions démarrent de sitôt, mais l’invitation est lancée.

Et ne pensez pas qu’il s’agisse là d’une préoccupation à long terme. L’exploitation déjà de navettes bus autonomes à Luxembourg-ville comme à Esch ou Belval montre combien la conduite autonome a déjà pris sa place dans notre quotidien. Et ces “robots-taxis” collectifs ne sont que le début de la montée en puissance de ces équipements.

 

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