Qu’y a-t-il de réjouissant dans l’arrivée de Google au Luxembourg ?
Publié
par
Edouard Trèfle
le 28/02/2025 à 07:02
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L’ouverture du datacenter à Bissen ? On en parlera plus tard (ou plus du tout)… En attendant le rapprochement de Google et du Luxembourg vient de faire un pas majeur. Et il fallait bien le Premier ministre Luc Frieden, le vice-Premier Xavier Bettel, les ministres de l’Économie et de la connectivité (Lex Delles et Elisabeth Margue) et un message vidéo de la ministre en charge de la Digitalisation (Stéphanie Obertin) pour poser le tapis rouge sous les pieds d’Anthony Cirot.
Pas tous les jours en effet que le vice-président de Google Cloud EMEA South débarque dans un pays avec autant de cadeaux dans les bras. Et même autant d’amabilités à la bouche : « Le Luxembourg est un centre d’innovation vital et Google Cloud est fier de s’associer à sa continuelle transformation numérique ! » Ambiance BFF (best friends forever) mais qui cache un engagement précieux de la firme de Mountain View.
Ainsi, Google est décidé à ouvrir des bureaux “officiels” au Luxembourg. Avec entre 10 à 100 salariés en charge du développement commercial des services de la marque mais aussi de l’animation technologique au pays. Autrement dit : « La nouvelle équipe Cloud « go-to-market » (GTM) a pour objectif de se concentrer sur l’accélération de l’adoption de la technologie cloud en proposant des formations qualifiantes, en construisant un solide écosystème local de partenaires et de startups, et en permettant aux entreprises d’exploiter tout le potentiel des solutions cloud et d’IA ».
Le pactole pour l’Université
C’est notamment l’accompagnement du pays dans la mise en place de son cloud souverain, Clarence, qui attire le partenaire technologique. À l’heure où d’autres grands noms de la tech effraient le monde, Google tient un discours rassurant. Et d’assurer que si ses “cerveaux” se mettent au service de ce projet, ils veilleront à ce que « les opérations de données et de traitement informatique soient effectuées au Luxembourg et soumises uniquement aux juridictions de l’UE ».
Mais d’autres cadeaux viennent s’ajouter. Particulièrement la création d’un Centre d’excellence, directement à l’Université de Luxembourg. L’équipement « se concentrera sur la recherche, la formation et servira également d’incubateur dans le domaine de la cybersécurité et de l’IA ».
L’idée de ce centre étant « qu’étudiants, petites et moyennes entreprises (PME) et l’écosystème au sens large disposent des compétences numériques adéquates pour prospérer à l’ère de l’intelligence artificielle », encourage Anthony Cirot.
Google a même promis un chèque de 500.000 dollars. Un pactole d’un demi-milliard pour « permettre à l’Uni d’avoir accès à des contenus de cours, des trainings avancés sur la cybersécurité ». Comment refuser ? D’ailleurs, les scientifiques, ingénieurs, professeurs engagés dans des travaux dans le domaine numérique ont applaudi à cette annonce.
Sans oublier que l’entreprise s’est engagé à soutenir la création d’une chaire en ingénierie des systèmes cloud. Un programme dont, bien entendu, Google pourra tirer quelque enseignement mais qui, selon le responsable venu délivrer la nouvelle, « devrait renforcer la réputation du Luxembourg en tant que leader dans la recherche sur l’IA et la cybersécurité. Ce qui rendra le pays encore plus attractif pour les talents de premier plan ».
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