Le ministre luxembourgeois de l’Education Claude Meisch s’est donné pour mission d’inciter les enfants et les jeunes à sortir de leurs écrans et à bouger davantage. Pour ce faire, il a présenté une série de mesures.

L’une d’entre elles : Dans les écoles secondaires, une heure supplémentaire d’éducation physique sera ajoutée à l’emploi du temps des 6ème et 5ème (environ 13 à 15 ans). Cette mesure s’appliquera à partir de la prochaine année scolaire 2025/26, lorsque les élèves de 6ème auront pour la première fois une troisième heure d’éducation physique. Un an plus tard, elle s’appliquera également aux élèves de 5ème. L’association des professeurs d’éducation physique a salué cette mesure auprès du Tageblatt. L’organisation avait demandé une telle mesure depuis longtemps, mais elle avait toujours été refusée jusqu’à présent.

Les écoles secondaires doivent en outre proposer chaque jour deux activités sportives dans le cadre extrascolaire et extra-curriculaire, ordonne Meisch. Mais ce n’est pas tout : pour les élèves de l’école primaire, les garderies scolaires proposent deux activités dans les domaines du sport, de la motricité et du mouvement. Ces activités seront organisées par l’établissement en partenariat avec la LASEP (Ligue des Associations Sportives de L’Enseignement Fondamental) et les associations locales.

Mais l’activité physique des enfants et des jeunes doit également être encouragée pendant les vacances. Le Service national de la jeunesse (« SNJ ») va considérablement développer son offre d’activités sportives pour les jeunes, tant dans la vie quotidienne que dans le cadre de camps de vacances, peut-on lire dans une lettre du ministère de l’Education nationale. Un projet sera également développé sur le ” Geesseknäppchen ” (un campus scolaire à Luxembourg-Ville) afin d’optimiser l’utilisation des installations sportives en dehors des heures d’école. Dans une deuxième phase, ce modèle sera étendu aux régions du sud et du nord du pays.

Ces mesures s’inscrivent dans les efforts de Meisch pour parvenir à un équilibre écran-vie pour les enfants et les jeunes. En septembre, le ministre avait annoncé qu’à partir de Pâques 2025, les smartphones seraient bannis des écoles primaires. Les élèves du secondaire n’ont pas été touchés aussi ” durement “. Ils devront simplement ” se distancer physiquement ” de leur appareil pendant les cours.

« Les études scientifiques démontrent clairement que la surconsommation numérique et le manque d’activités analogiques entraînent des problèmes de santé mentale, de développement physique et de performances scolaires », explique le ministère.

« Si nous ne voulons pas d’une génération perdue dans le monde digital, dont nous savons qu’il n’est pas toujours bénéfique pour les jeunes, nous devons repenser collectivement notre rapport aux dangers du smartphone et des médias sociaux. Pour l’éducation, ce sera l’un des défis les plus importants et les plus urgents des années à venir », a déclaré Claude Meisch, cité dans le communiqué.

Il est vrais que, de plus en plus de jeunes font également l’expérience des aspects négatifs du web – du cyberharcèlement aux pièges sexuels sur Internet. Dernièrement, une étude de Beesecure a révélé que 12 % des 12-17 ans (donc des mineurs) ont déjà fait du trading en ligne. Près de la moitié des jeunes de 12 à 16 ans ont déclaré recevoir ” parfois ” des images intimes.

 

 

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